Analyse du blog de Keus

Et si on partait en voyage ? C’est décidé, aujourd’hui, je vous emmène dans mon sac à dos. Cet été, j’analyse des marques du secteur du travel. Ensemble, on :
👉 décortique les pages d’accueil, les blogs et les pages À propos,
👉 explore les points positifs et les points à améliorer d’un point de vue de la communication,
👉 échange ensemble constructivement sur vos remarques.

J’ai décidé de commencer cette série estivale avec un blog que j’ai connu il y a 6 mois : Keus.

Mais, qui se cache derrière Keus ?

Lancé en 2019, Keus est un site web spécialisé dans la vente de sacs à dos design, résistants, fonctionnels et fabriqués de manière responsable.

Ce que j’ai tout de suite aimé avec Keus :

👉 les crash-tests : les sacs à dos sont testés et retestés sur le terrain par une communauté qui expérimente les sacs au quotidien selon leur fonctionnalité (voyage, travail, vélo).

👉 leurs valeurs : ils s’engagent à vendre des produits qui sont fabriqués dans des conditions de travail respectueuses et transparentes, dans une logique d’éco-responsabilité et avec des matériaux résistants.

👉 le ton de marque : avec un côté immersif et intimiste. Ce sont des passionnés accessibles qui échangent sur leurs découvertes et les bonnes pratiques. On rentre facilement dans leur univers.

logo-keus

Keus & leur blog : un peu de contexte

Chez Keus, ils n’ont pas de blog, ils ont un Journal. C’est principalement du texte et des images. Ils ont commencé à publier depuis le 20 octobre 2020. En juillet 2022, le blog compte 47 articles répartis en 3 catégories :

  • Hello Futur, avec 17 articles
  • Upgrade, avec 5 articles
  • Crash Test, avec 18 articles

Ce qui est apprécié

  • Un blog clair, aéré, facile à naviguer
  • Une belle part à l’image et au design
  • Un contenu en adéquation avec l’image de marque
  • Des avis utilisateurs réels sans être court-circuités par le discours corporate

3 axes d’amélioration pour un blog optimisé

⏱️ La régularité & la diversité des articles

Ce sont 2 réels enjeux lorsqu’on crée du contenu sur Internet, parce que :
 cela crée un RDV avec votre communauté,
 cela plaît à Google pour le référencement.

Si je reprends les 47 articles postés, cela fait environ 2 articles par mois. Ce qui est très bien. Par contre, si je regarde les 5 derniers articles, je remarque la publication d’un article en octobre, un en novembre, deux en janvier et 1 en … mai 2022.

 Il vaut mieux publier moins souvent, mais régulièrement
✅ et penser au planning éditorial pour organiser sa production de contenu

Les 4 derniers articles sont des actualités entreprises. Ici, il faut prendre en compte la pertinence du contenu pour le lecteur. Donc les deux premières questions qui me viennent à l’esprit sont :
👉 À qui s’adresse ce blog ? Est-il destiné aux prospects ? Aux clients ? Aux salariés ? … ?
👉 Quel est l’enjeu de ce blog ? Le but est-il de devenir expert sur un secteur ? D’acquérir de nouveaux clients ? De donner confiance aux prospects ? … ?

Toujours en fonction de l’audience cible et de l’objectif de la marque, il est intéressant d’alterner les articles entre crash test, article de fond et actualité d’entreprise. Pour ne pas être à court d’article et rester dans le ton de la marque, voici ce que je priviligierais :
✅ Rédiger plusieurs articles depuis 1 seul et même crash test : un article sur le crash test général, un article focus sur l’activité (voyage, vélo, travail), un article focus sur la fonctionnalité.
✅ Rédiger un article de fond avec le point de vue personnel de l’un des fondateurs, qui renforce le côté intimiste et retrace l’expérience comme un Journal de bord. Cela peut être un article :
– “immersion corporate” avec la préparation de l’ouverture d’un pop-store qui permet de rentrer dans les coulisses de Keus (comment fait-on pour en ouvrir un ? Quelle est la démarche ? Le ressenti ? Le travail à fournir ? … ?) → on parle toujours de l’ouverture d’un pop-store, mais d’une autre manière, avec un autre angle.
– “immersion voyage / rando” avec le sac à dos X dans X destination (en quoi le sac s’adapte-t-il pour le voyage ? En quoi s’adapte-t-il pour le climat ? Ou tout autre critère géographique et culturel du pays visité ?) → on parle toujours du sac à dos en voyage, en ouvrant l’article à un pays, une destination, une culture.

🕸️ Le SEO et son optimisation

Je pars toujours du principe qu’on écrit d’abord pour des humains. Keus est sur le bon chemin. Ils peuvent aller plus loin en prenant en compte le référencement de leurs articles pour générer plus de trafic sur leur site. Il existe plusieurs façons d’optimiser le SEO :

💪 Structurer l’article avec le balisage Hn

Ce qui permet d’organiser l’article et son contenu en différents paragraphes. 6 niveaux de titres existent :

 H1 : ce balisage doit être utilisé pour le titre principal de la page

<h1> Test : Rover Pack Premium Topo Designs </h1>

balisage-hn-blog-keus

 H2 : les titres de niveaux 2 doivent être utilisés pour les titres des paragraphes. Si les paragraphes contiennent des sous-parties, on utilise alors le balisage H3.

Toujours avec le même article, il pourrait être structuré de la manière suivante :
<h2> Rover Pack classic, un sac à dos connu pour sa praticité et son confort <h2
<h2> Rover Pack Premium, un design élégant qui passe partout <h2>
          <h3> Le style en toute circonstance <h3>

<h3> De petites ombres au tableau <h3>

💪 Rédiger un article pertinent, unique et dense

Même si Google reste flou sur le nombre de mots idéal pour un article, il pointe directement la pertinence du contenu. L’article doit répondre le plus précisément à la requête utilisateur. C’est pour cela que la plupart des rédacteurs recommandent entre 800 et 1.500 mots l’article pour obtenir un référencement correct. Plus c’est long ET pertinent, plus Google aime ça. L’article sera donc mieux positionné.


⚠️
 Je préfère le dire tout de suite : la qualité prime sur la quantité !
Il vaut mieux un article très bien rédigé de 500 mots qu’un article de 2.000 mots dont les paraphrases s’enchainent !

 La plupart des articles de Keus font entre 200 et 500 mots. C’est pourquoi je recommanderais de restructurer les articles pour arriver dans un premier temps à 800 mots minimum.

💪 Renommer les images

L’histoire, ça passe aussi par les images. Keus l’a bien compris. Leur site et blog sont design et ils laissent une belle part à l’image.

Quelques exemples d’images de l’article “Last crazy backpacks”

arc-teryx-backpack-nomin-2
arc-teryx-backpack-nomin-2
hello-future-1
hello-future-1
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Néanmoins, ils peuvent aller encore plus loin en renommant leur image selon les besoins de leurs clients et les mots clés tapés pour exprimer ce besoin. Dans cet exemple, le premier nom doit faire référence au sac à dos, et les deux derniers noms font référence à la catégorie du blog Hello Future.

 Le nom de l’image doit prendre en compte des mots-clés utilisés dans la requête utilisateur. Dans l’hypothèse qu’un internaute recherche dans les images “sac à dos étanche vélo”, Google proposera des images en lien avec sa requête.

Il est donc possible d’optimiser le référencement des images sur Internet selon le modèle, l’utilité et une caractéristique du sac à dos. Ici, je renommerais donc les images “sac à dos MARQUE étanche en vélo”.


⚠️
 Comme on parle image et qu’elles sont très présentes sur le blog de Keus, j’ajouterais systématiquement une légende à toutes les photos. Elle donnera des informations essentielles sur le sac à dos, comme la marque et le modèle. Ce petit ajout permet aux clients de repérer le nom du sac s’ils souhaitent le retrouver sur le site.

📃 Des articles qui donnent envie…

💪 … de lire, avec des titres accrocheurs et spécifiques

Et ça commence directement avec le titre.

3 secondes. C’est le temps qu’on a pour convaincre notre audience de cliquer sur notre article. Autant dire que le titre est super-mega-giga important. “Frèd, t’exagère pas un peu là ?” À vrai dire, pas tellement puisque 80% du message passe par le titre 😉.

Rater son titre, c’est s’assurer de rater un trafic sur son article (et potentiellement son client).

Le titre a pour fonction principale d’attirer l’attention et de susciter l’intérêt. Il doit être spécifique et accrocheur pour donner envie au lecteur de cliquer sur l’article pour le lire.

Pour rédiger un bon titre, il faut s’assurer de connaître :
👉 notre lecteur et ce qu’il attend,
👉 les bénéfices du sujet que traite notre article,
👉 le bénéfice principal qui répond le mieux aux attentes de notre lecteur

Le dernier point nous donne l’angle d’attaque pour élaborer notre titre.

Et pour juger de la pertinence de mon titre, j’utilise la méthode des 4U :
✅ Urgent : mon titre introduit-il une notion d’urgence ? Existe-t-il un élément qui suggère l’importance de nous intéresser à la proposition dès maintenant ? Ou qui nous garantit d’atteindre rapidement un objectif ? …
✅ Unique : mon titre se démarque-t-il par rapport aux titres existants du même type ? Ou notre lecteur a-t-il déjà vu ou entendu ça avant ?
✅ Ultra spécifique : mon titre est-il centré sur quelque chose de précis ? Ou au contraire de très diffus ?
✅ Utile : mon titre est-il suffisamment clair et utile ? Met-il en évidence un bénéfice particulier lié à la problématique de mon lecteur ?

Je donne une note entre 1 et 4 pour chaque critère.
👉 Si trois de ces facteurs ont une note de 3 ou 4, alors le titre est un bon titre.
👉 Si j’évalue deux facteurs à 1 ou 2 points seulement, alors je retravaille mon titre.

Dans la catégorie Upgrade du blog Keus, on retrouve ces 2 articles :

article-blog-keus-analyse
Capture d’écran issue du blog Keus
analyse-blog-keus
Capture d’écran issue du blog Keus

Pour le premier article, le titre est très large. En reprenant la méthode des 4U :
❌ Urgent : le titre ne suggère pas d’urgence.
→ On pourrait jouer sur la prochaine rentrée scolaire si l’article sort quelques semaines avant.
❌ Unique : le titre est commun à ce qu’on peut lire sur Internet et même dans la presse écrite.
→ On pourrait évoquer le ton de la marque dans le titre.
❌ Ultra spécifique : le titre est diffus.
→ On pourrait être plus spécifique sur l’année (2021 ? 2022 ? 2023 ?) car les tendances évoluent. Même si la mode est un éternel recommencement, d’ici 10 ans, nos modes de consommation auront évolué concernant les sacs à dos.
❌ Utile : le titre n’est pas assez clair. Le verbe “s’équiper” est trop vaste pour laisser sous-entendre un bénéfice. Si on lit ce titre sur autre support, comme sur Instagram, on peut évidemment parler de sac à dos, mais aussi de fournitures scolaires, ou encore d’équiper sa maison pour l’hiver, why not ?

Voici ce que je proposerais :

Sac à dos design pour aller travailler : quelles sont les tendances pour la rentrée 2023 ?

ou

Quel sac à dos offrir à Noël pour réussir une rentrée studieuse en janvier 2023 ?

Pour le second exemple, Keus annonce clairement le sujet. C’est direct.

analyse-blog-keus
Capture d’écran issue du blog Keus

Si je me réfère seulement au titre “Nos critères de sélection”, ce dernier ne remplit aucun des 4 critères des 4U. C’est grâce au sous-titre que l’on comprend le sujet et l’angle de l’article.

Ici, j’aurais directement mis en titre :

Robustesse, composition, confort, design… comment notons-nous les sacs que nous testons et que nous proposons à la vente chez Keus ?

Le titre est alors :
✅ Unique : mon titre se démarque, notamment sur la notion de test et de mise en vente → note : 3/4.
✅ Ultra spécifique : mon titre est centré sur les critères de notation utilisés chez la marque Keus. J’en précise même quatre directement dans le titre → note : 4/4.
✅ Utile : mon titre est clairement utile. Il met en évidence les éléments pris en compte chez Keus pour proposer un produit à leurs clients. Les critères de notation évoqués dans le titre sont évidemment le centre d’intérêt du lecteur qui veut acheter un sac à dos → note : 4/4.
❌ Non Urgent : mon titre n’y fait pas référence. Ici, je ne l’évoque même pas. Je considère qu’on peut s’en passer sur cet article qui sert de référence intemporelle au lecteur. En introduisant une notion d’urgence, je change l’angle de mon article, ce qui ne convient pas. De plus, 3/4 critères sont remplis, mon titre est validé.

💪 …de passer à l’action, avec des call-to-action clairs

Le lecteur arrive à la fin de l’article. Il a dû l’apprécier pour arriver au bout. Que doit-il faire maintenant ? Il serait dommage de le laisser vaquer à ses occupations sans essayer de l’inciter à faire une action précise.

C’est ici qu’on parle de call-to-action ou d’appel à l’action en bon français.

En voyant un blog sur le site de Keus, je suppose que la marque doit avoir un objectif de communication ou marketing ou commercial. Peut-être même les 3 🤓.

Et le blog est une bonne technique pour ramener du trafic sur le site web de la marque. Encore plus quand on analyse le potentiel de Keus sur les réseaux sociaux. Ils ont presque 14K abonnés sur leur compte Instagram. C’est une source de trafic et de clients potentiels.

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Compte Instagram de Keus, juillet 2022.

Il est donc logique à la fin d’un article de proposer un call-to-action. Quelle est l’action que la marque souhaite inciter à faire à ses lecteurs ? Les amener à remplir un formulaire ? Faire partie de la communauté de testeur ? Acheter un sac à dos ?

 Le call-to-action doit être clair et explicite.

Et pour le déterminer efficacement, on revient à mes deux premières questions au début de ce cas client : 👉 À qui s’adresse ce blog ? 👉 Quel est l’enjeu de ce blog ?

 

Pour exemple, admettons que l’objectif premier de Keus est l’acquisition de nouveaux clients.

L’article “Bien charger et bien choisir son sac à dos” donne de super conseils techniques. C’est concret. Le call-to-action en fin d’article pourrait être d’inciter à acheter un sac à dos en proposant au lecteur de faire un tour sur leur boutique en ligne.

Dans cet article, la marque peut aller plus loin en proposant les sacs à dos qui correspondent à leurs recommandations. Keus peut même s’offrir le luxe de proposer plusieurs call-to-action, un dans chaque paragraphe, en fonction des conseils prescrits.

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Je vous avoue un secret ? Mon sac à dos est le deuxième élément le plus important pour moi en voyage, après mon passeport. Il arrive même devant mon carnet de voyage, qui se place sur la troisième marche du podium 😉.

Mon sac à dos, c’est littéralement une extension de moi-même. Il doit être robuste, confortable et compact pour que je puisse porter et transporter tout le nécessaire 🎒.

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👋 Hello, moi c’est Frédérique, enchantée !
Je mets ma plume au service des acteurs éthiques du travel. Tu as un commentaire ou une question sur ce study case ? Papotons directement dans les commentaires ou sur LinkedIn.

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